Author: Neetu Duhra

  • Les cartes de crédit : Le bon et le mauvais côté de la force

    « Mettez ça sur ma carte ! » C’est sans aucun doute agréable de n’avoir qu’à glisser sa carte en plastique pour disposer d’un sac à main Michael Kors flambant neuf, mais avant même de te pavaner de ton achat à la prochaine soirée que tu as de prévue, ton relevé de carte de crédit a déjà été envoyé et, sous peu, il te faudra payer ta dépense. Tu as plusieurs options : payer ta facture en intégralité, ne la payer qu’en partie ou ne payer que le montant « minimum ». Mais méfie-toi, si tu commences à ne payer qu’une fraction de ta facture de carte de crédit, tu devras t’acquitter d’intérêts le mois suivant, et c’est à ce moment que les difficultés financières commencent ! Le mot dettes est bien connu des étudiants, parce que beaucoup d’entre eux doivent se résoudre à des prêts étudiants à cause des frais de scolarité élevés. Une fois qu’ils prennent l’habitude de mettre leurs dépenses sur leur carte de crédit, il est facile de tomber dans le piège des dettes et ce n’est là qu’un des risques liés à ces cartes.

    Les risques :
    – nuire à ton pointage de crédit si tes paiements ne sont pas à jour ou si tu ne paies pas le solde dû;
    – faire face à des taux d’intérêt élevés ;
    – avoir des dettes sans être capable de les rembourser.

    Toutefois, utiliser une carte de crédit possède de nombreux avantages si et seulement si tu t’en sers pour les bonnes raisons et de manière responsable !

    Les avantages :
    – emprunter de l’argent instantanément pour faire des achats;
    – porter moins d’argent comptant sur toi;
    – obtenir un bon dossier de crédit et un bon pointage;
    – disposer d’une forme de crédit gratuit si le solde dû est intégralement payé dans les délais;
    – participer, selon le type de carte, à un programme de récompenses qui débouche sur des voyages gratuits et autres.

    En résumé, il est avantageux d’avoir une carte de crédit étudiant si tu as l’intention de t’en servir adéquatement, c’est-à-dire en empêchant que les risques prennent le dessus sur les avantages. Cherche une carte qui te permet d’obtenir des points pour chaque achat que tu fais. Cela te permettra peut-être de décrocher un voyage gratuit ! Imagine-toi à la plage, sous le soleil, loin des livres grâce aux points glanés avec ta carte de crédit ! Mais n’oublie pas qu’il n’y aura pas de voyage si tes dettes s’accumulent et que les intérêts que tu dois payer grimpent. La carte de crédit est le test ultime quand vient le moment de voir si tu es un adulte responsable.

  • Programme national de bourses d’études de NEADS

    But

    Le Programme national de bourses d’études de l’Association nationale des étudiant(e)s handicapé(e)s au niveau postsecondaire (NEADS) est offert dans le but de favoriser le plein accès aux études postsecondaires pour les personnes handicapées, qui doivent souvent faire face à des obstacles supplémentaires en plus d’avoir à assumer des coûts additionnels pour pouvoir poursuivre leurs études. Les étudiants doivent être inscrits dans un établissement postsecondaire et être en mesure de fournir une preuve d’inscription en même temps que leur demande ainsi qu’au moment où ils reçoivent leur bourse. Les bourses sont décernées à des candidats exceptionnels qui satisfont aux critères établis pour le programme. Les sommes sont versées directement aux établissements d’enseignement des boursiers (dans le compte des boursiers) et servent à régler les frais de scolarité exigés pour les études postsecondaires.

    Admissibilité

    • Les demandeurs doivent être des citoyens canadiens ou des résidents permanents du Canada.
    • Les demandeurs doivent avoir une invalidité permanente.*
    • Les demandeurs doivent être inscrits et prévoir retourner à un programme d’études à temps plein offert par un établissement d’enseignement canadien reconnu au niveau collégial ou universitaire. Pour être considérés comme étant à temps plein, les étudiants doivent suivre au moins 40 p. cent d’un programme complet d’études

    * Aux fins de l’attribution des prix, on entend par incapacité permanente une limitation fonctionnelle chronique qui affecte la capacité d’un étudiant à poursuivre pleinement ses études postsecondaires.

    Critères

    • Solide engagement dans sa discipline.
    • Antécédents exemplaires en tant que bénévole ou travailleur.
    • Potentiel manifeste de faire une contribution exceptionnelle au sein de sa collectivité.

    Montant des prix et nombre de prix accordés

    • Bourses d’études de NEADS (6, $3,000 chaque)
    • Bourse d’études commémorative Holly Bartlett de NEADS (1, $1,000)

    Processus de sélection

    Lorsque nous recevrons les demandes des candidats, nous vérifierons qu’elles sont complètes et qu’elles satisfont aux normes mentionnées précédemment. Si tel est le cas, les comités de sélection examineront les demandes en se fondant sur les critères décrits ci-dessus.

    Étant donné le grand nombre de demandes reçues, nous communiquerons seulement avec les demandeurs choisis. Les boursiers seront avisés de leur sélection avant le 1er août.

    Les coordonnées pour l’envoi des demandes sont les suivantes :
    Programme national de bourses d’études de NEADS
    Association nationale des étudiant(e)s handicapé(e)s au niveau postsecondaire (NEADS)
    Local 426, Unicentre, Université Carleton, Ottawa, Ontario, K1S 5B6
    Adresse électronique : etes@neads.ca

    Date limite : le 15 avril
    Cliquez ici pour vous inscrire en ligne

  • L’aide financière pour les étudiants

    Qu’on ait trouvé un travail à temps partiel ou qu’on se renseigne sur les prêts étudiants, l’argent fait partie de notre vie quotidienne. Au moment de la rentrée notamment, il est important de commencer à penser à la manière dont tu vas gérer l’argent que tu gagnes (ou dépenses). Les questions financières peuvent sembler complexes et intimidantes, mais si tu penses suivre un programme postsecondaire (ou si tu as déjà commencé à payer pour tes études), apprendre à gérer ton argent sera l’un des grands défis à relever au cours de l’année.

    Il existe plusieurs étapes clés à respecter pour s’assurer que l’on en a vraiment pour son argent. La prochaine fois que tu vas à la banque, pense aux conseils suivants.

    Passe en revue tes dépenses de base

    De quoi vas-tu avoir besoin ? Et quand ? Note tes principales dépenses hebdomadaires, mensuelles et annuelles pour savoir ce qu’il est possible de faire pour ne pas dépasser ton budget. Par exemple, si tu vis seul, il est fort probable que tu dépenses plus ou moins la même somme d’argent hebdomadaire pour la nourriture et que tu aies à payer un loyer tous les mois. Assure-toi d’avoir assez d’argent pour couvrir ces besoins avant d’utiliser ton argent autrement.

    Magasine astucieusement

    Fais-toi des listes et sois sûr d’être précis. Achète d’abord tout ce dont tu as besoin avant de dépenser ton argent dans des loisirs. C’est aussi une bonne idée de faire quelques recherches avant d’aller magasiner. Est-ce que certaines boutiques offrent des soldes ? Est-ce qu’une marque est plus chère qu’une autre ? Sois au courant de ce que tu achètes et prêt à te justifier quand tu fais des investissements onéreux.

    Établis des priorités ou fais des compromis

    Si tu sors pour souper, fais-toi un lunch le lendemain. Si, à la fin de la semaine, tu n’as pas dépensé tout ton salaire, laisse-toi aller la semaine d’après. Tu peux t’amuser tout en gérant ton argent, il suffit de faire quelques concessions. Ce qui importe le plus est que tu t’assures d’avoir les moyens d’acheter ce que tu convoites. Si ce n’est pas le cas, tu peux toujours envisager des options plus économiques.

    Économise

    Fais le choix de mettre de côté une partie de tes revenus chaque fois que tu touches ton salaire (par exemple, place un tiers du montant de chaque chèque dans ton compte épargne). N’entame pas ces économies : dépense ce dont tu as besoin, mais n’utilise pas l’argent que tu as de côté. Il est toujours bon d’avoir des réserves pour des occasions particulières ou des urgences, car on ne sait jamais ce qui peut arriver et quand on aura besoin d’argent.

    Quand tu planifies ton budget, mets ces conseils en pratique et, progressivement, élabore tes propres stratégies. Établis un budget étudiant qui reflète tes besoins personnels et prépare-toi à en récolter les fruits.

  • Programmes de transition pour les étudiant-e-s- handicapés

    Un des meilleurs moyens à la disposition des étudiant-e-s pour bien comprendre à quoi s’attendre à leur entrée aux études postsecondaires est de parler avec les gens qui en ont fait l’expérience. Ces personnes peuvent être des instructeurs ou des administrateurs du collège ou de l’université que vous désirez fréquenter, ou ce sont d’autres étudiant-e-s qui ont déjà effectué leur transition aux études.

    Les programmes de transition sont offerts dans nombre de régions et donnent la possibilité aux étudiant-e-s de recueillir de l’information sur diverses expériences au sein du système d’éducation postsecondaire. Il existe également diverses initiatives qui viennent en aide aux étudiant-e-s pendant la période de transition des études au marché du travail et qui permettent d’expérimenter de précieuses possibilités en le milieu de travail. La plupart de ces programmes sont dirigés par des étudiant-e-s, des professeur-e-s et d’autres intervenant-e-s de collèges et d’universités. Certains de ces programmes offrent la possibilité aux participant-e-s de séjourner dans une résidence du campus. Notons qu’il existe d’autres programmes de transition qui ne sont pas énumérés dans le présent. Vous n’avez qu’à communiquer avec les établissements d’enseignement postsecondaire de votre localité ou de votre région pour savoir si ces programmes sont offerts.

  • Choisir un Collège ou une Université

    Il est difficile de décider entre un collège et une université. Il est donc important de tenir compte des forces et des intérêts de l’étudiant. Il est aussi important de retenir que de nombreux collèges offrent des programmes qui permettent aux étudiants d’être mutés à une université lors de leur deuxième ou troisième année d’études. À l’inverse, les étudiants qui entament des études universitaires peuvent décider de terminer leurs études à un collège.

    Une brève description de ce à quoi un étudiant peut s’attendre dans un collège ou une université figure ci-dessous.

    COLLÈGE
    Les collèges ont tendance à être plus axés sur la carrière que les universités. Ils offrent souvent de la formation pratique dans de plus petites classes, ce qui peut favoriser une meilleure interaction étudiant-enseignant.

    Les collèges proposent une variété de programmes, dont des certificats, des diplômes de 2 ou 3 ans, des stages et des brevets. Certains collèges offrent aussi des programmes de partenariat avec une université, qui permettent d’obtenir un brevet et un diplôme.

    Les étudiants qui détiennent un diplôme de fin d’études secondaires de l’Ontario (ou un diplôme équivalent d’une autre province) peuvent s’inscrire à des programmes collégiaux. Les étudiants qui n’ont pas terminé leurs études secondaires, mais qui ont au moins 19 ans, peuvent également s’inscrire à divers programmes collégiaux. Certains programmes ou institutions d’enseignement ont des exigences additionnelles; vous devez bien faire vos recherches avant de vous inscrire.

    UNIVERSITÉ
    Les universités offrent généralement des programmes qui sont plus théoriques que les collèges. Les cours sont habituellement magistraux et nombre de classes comptent beaucoup d’étudiants, ce qui fait que les professeurs n’ont pas toujours la chance de connaître leurs étudiants personnellement.

    En général, les universités offrent des programmes de premier cycle (baccalauréat) et des programmes d’études supérieures (maîtrise et doctorat). Le programme de 4 ans (souvent appelé baccalauréat spécialisé) est habituellement requis pour s’inscrire à un programme d’études supérieures. Certaines universités offrent des programmes de partenariat avec un collège, qui permettent d’obtenir un brevet et un diplôme simultanément.

    Pour s’inscrire à une université, un diplôme de fin d’études secondaires de l’Ontario ou un diplôme équivalent est requis, souvent accompagné d’un nombre de crédits d’études secondaires de niveau préuniversitaire ou universitaire. Chaque université a ses propres politiques d’admission; vous devez bien faire vos recherches avant de vous inscrire.

  • Fuir la négativité : comment maintenir un style de vie positif

    La négativité peut sembler comme une bataille perdue d’avance. Une chose va mal, puis une deuxième et une troisième, et on finit prisonnier d’un tas de mauvaises pensées. Avoir une vision du monde positive, c’est aussi en avoir une vision saine. Tu serais surpris de constater qu’adopter une attitude positive peut tout changer. Si tu passes une mauvaise journée (ou semaine, ou année), ne perds pas courage. Garde les conseils suivants en tête et envisage d’embrasser une attitude et un style de vie plus positifs.

    Commence par vivre dans un environnement positif. D’abord, tu devrais te sentir à l’aise et en confiance au sein de ton groupe d’amis, puisque ce sont les gens que tu côtoies au quotidien. Si tu sens que tu t’enlises dans leur négativité – surtout s’ils te manquent de respect ou te rabaissent –, il est peut-être temps de te faire de nouveaux amis. Ton environnement physique est tout aussi important, surtout s’il s’agit d’un lieu où tu passes beaucoup de temps (comme ton bureau). Même de petits ajustements (écouter ta musique préférée, disposer d’une source de lumière naturelle ou d’une chaise confortable) peuvent améliorer ton humeur.

    Positivité n’est pas forcément synonyme de perfection. Il s’agit plutôt d’empêcher ce qui va mal de te gâcher la vie. Si tu ne te focalises que sur les choses « horribles » qui te sont arrivées ce matin, tu vas te sentir amer pour le reste de la journée. Mieux vaut tendre vers quelque chose, même si ce n’est presque rien. Par exemple, savoir que le week-end arrive peut renforcer considérablement ta motivation. Concentre-toi sur cet objectif positif et tu seras capable de surmonter avec facilité tous les obstacles qui se présentent.

    Il est important de faire son autocritique pour progresser. Il est souvent utile d’évaluer ses échecs (la partie d’un test que tu as loupée ou les mots qui ont blessé tes parents). Toutefois, il est parfois difficile de distinguer autocritique et négativité; en te focalisant toujours sur tes erreurs, tu pourrais oublier tous les aspects positifs de ta vie. Quand tu fais une critique constructive de ton comportement, vois cette expérience comme un apprentissage positif et non comme une excuse pour te haïr. Tu en apprendras plus sur toi-même et tu te sentiras mieux.

    Enfin, sois reconnaissant pour ce que tu as. As-tu de la difficulté à gérer le stress des examens? Est-ce que tes professeurs t’ont donné trop de livres à lire? Quelque part sur la planète, il y a un enfant qui n’est pas assez riche pour aller à l’école et qui donnerait tout pour être à ta place. De nombreux obstacles peuvent te paraître insurmontables en ce moment, mais tu te rendras compte, en temps voulu, qu’ils ne sont pas si colossaux que cela. Cela ne veut pas dire que tes problèmes sont sans importance : tout le monde a des problèmes! Souviens-toi simplement qu’il y a quelqu’un quelque part qui partage ton sentiment, mais qui a des problèmes encore plus graves à régler.

    Continue à être positif et heureux.

  • Comment prendre de bonnes notes

    Que tu sois à l’école secondaire, au collège ou à l’université, il est précieux de savoir prendre des notes. En tant qu’étudiant, ta responsabilité est de noter et de comprendre ce que l’enseignant dit, notamment dans un cours magistral, où des polycopiés ou des présentations PowerPoint ne sont pas nécessairement utilisés. Prendre de bonnes notes peut faire la différence entre mémoriser le contenu du cours et comprendre parfaitement ce que tu apprends, ce qui te permettra probablement d’améliorer tes notes.

    Pour suivre le rythme d’un cours magistral, note seulement les points clés. Il est souvent facile de reconnaître les parties importantes d’une classe, celles dont tu devras te souvenir, et celles qui sont anecdotiques. N’essaie pas de noter toutes les idées que présente l’enseignant. Non seulement c’est du temps perdu, mais en plus tu n’arriveras jamais à tout écrire! Concentre-toi sur les noms, les dates et les concepts clés et résume les informations importantes.

    Si cela ne suffit pas, utilise des raccourcis. Tant que tu parviens à te relire, il est inutile d’utiliser des majuscules ou de ponctuer correctement tes phrases. Employer des abréviations (par ex. au lieu de par exemple, pq au lieu de parce que, etc.) est une excellente stratégie. Si une information est manquante, continue quand même d’écrire mais signale cette section pour pouvoir la retrouver plus tard et remplir les trous. (Certains enseignants autorisent les étudiants à enregistrer leurs cours, mais il faut d’abord le leur demander.)

    En classe, il est utile de mettre en parallèle le cours et le manuel scolaire ou les documents fournis. Tu seras ainsi capable de former des liens plus forts entre ce que dit l’enseignant et ce que tu découvriras en faisant tes devoirs ou en lisant les livres au programme, ce qui te permettra de mieux comprendre le contenu du cours. En ajoutant des mentions comme « voir la page A » ou « se référer au diagramme sur la diapositive B », tu comprendras plus facilement tes notes quand tu les reliras.

    Cela dit, rien ne sert de recopier. Si un enseignant distribue des polycopiés, fait constamment référence au manuel ou met sa présentation PowerPoint en ligne, il est inutile de noter les informations mot pour mot, puisque tu pourras en consulter la source plus tard. Si tu ne fais que mémoriser ce qui est déjà dans tes livres et manuels, il se pourrait que tu manques les idées qui ne s’y trouvent pas, mais que l’enseignant s’attend à ce que tu connaisses.

    Enfin, relis-toi et résume tes notes à la fin de la semaine (ou, si ce n’est pas trop pour toi, après chaque classe). Souligne les idées clés et renseigne-toi sur les choses que tu n’as pas encore bien comprises. Envisage également de résumer chaque cours en trois phrases (cinq, au maximum) pour t’aider à bien saisir les points essentiels. Quand tu prépareras tes examens, tu pourras te référer à ces résumés.

  • La pire question qui soit

    « Quel métier veux-tu faire quand tu seras grand ? »

    Pour certaines personnes, cette question est la pire qui puisse exister en français. On nous la pose sans arrêt, même une fois que nous sommes adultes. Elle ne fait que changer de forme. « Où te vois-tu dans dix ans ? » nous demande-t-on alors. Si tu te laisses faire, elle ne cessera jamais de te hanter. Mais c’est à toi d’en décider.

    Beaucoup d’enfants pensent que le chemin des adultes est tout tracé : les médecins sont nés médecins et les enseignants savaient qu’ils voulaient enseigner dès qu’ils sont entrés à l’école. Cependant, en vieillissant, nous nous rendons compte que l’âge adulte ressemble à l’adolescence mais avec plus de responsabilités. Nous sommes qui nous sommes, et il est important de s’en souvenir avant de choisir une voie professionnelle parce qu’elle semble attrayante. Mieux vaut découvrir ce que nous aimons faire et trouver un moyen de faire de sa passion son métier.

    Tu n’es pas obligé de choisir précisément ce que tu veux faire de ta vie ou ce que tu veux « devenir ». Il est intéressant de noter qu’on emploie souvent le verbe devenir quand on parle d’une carrière, alors que tu n’es pas une carrière, mais bien une personne. Tu possèdes de nombreuses passions et aversions ainsi qu’une personnalité qui ne se limite pas à l’emploi que tu as choisi. Déterminer quelles sont tes passions et tes aversions t’aidera à trouver quelles compétences il te faut développer pour avoir tout le loisir d’opter pour un métier qui te convient.

    Comment aimes-tu passer ton temps ? Fais une liste de tes activités préférées. Beaucoup de gens font les choses à l’envers : ils choisissent un métier, puis ils tentent de développer les compétences requises pour l’exercer. Mieux vaut faire une liste des choses pour lesquelles tu es doué. Es-tu patient avec les enfants ? T’occupes-tu bien des animaux ? Es-tu un bon écrivain, chanteur, danseur ou comédien ? Peut-être que tu es un génie des maths ou de l’informatique ou que tu passes ton temps libre à réaliser des expériences scientifiques. Peu importe de quoi il s’agit, note-le dans ta liste. Celle-ci t’aidera par la suite à dresser une autre liste, dédiée aux emplois que tu aimerais peut-être avoir.

    N’oublie pas qu’une fois que tu as trouvé un emploi qui te plaît et que tu le décroches – en somme, une fois que tu es un adulte –, tu n’es pas face à un mur. Il se peut que tu occupes différents postes pour différentes entreprises avant de trouver ce qui te passionne – ou il est possible que tu découvres que tu aimes changer d’emploi de temps en temps. Ce qui compte, c’est que tu continues à renforcer tes compétences et à développer tes forces afin que tu sois fin prêt à accepter un des emplois qui sont faits pour toi.

     

  • Qu’est-ce qu’un rédacteur technique?

    Quand tu lis le mode d’emploi de ton logiciel ou de ton gadget préféré, te demandes-tu parfois : « Qui a écrit ce truc? » Si tu veux tout savoir, cette personne s’appelle un rédacteur technique.

    Il s’agit d’un rédacteur professionnel qui simplifie les documents commerciaux et techniques qui accompagnent un produit ou un service, et ce, afin de maximiser la compréhension des lecteurs. Les rédacteurs techniques produisent des informations adéquates, précises et exhaustives afin qu’un public cible trouve ce qu’il désire, comprenne ce qu’il trouve et se serve de ce savoir pour accomplir un objectif : par exemple, respecter une politique d’entreprise, apprendre à se servir d’un logiciel ou suivre les règles de sécurité au travail. L’intitulé d’emploi des rédacteurs techniques peut varier : on les appelle parfois développeurs de contenus, rédacteurs de documentation ou communicateurs techniques.

    Des perspectives d’emploi pour les rédacteurs techniques existent dans de nombreux domaines, comme les banques, la santé, les transports, l’industrie pétrolière et gazière, l’administration gouvernementale, l’armée, les technologies de l’information, les assurances, l’industrie manufacturière, l’architecture et l’ingénierie. Les entreprises engagent des rédacteurs techniques pour produire de la documentation technique, comme le guide d’utilisation d’un logiciel ou un cahier des charges, et de la documentation interne, comme des politiques d’entreprises ou des rapports. On peut aussi faire appel à eux pour rédiger le contenu d’un site web, de vidéos explicatives ou d’aide en ligne, ou encore des étiquettes de mise en garde, des foires aux questions, des plans de test et bien plus.

    Si tu es encore à l’école secondaire, les meilleures disciplines pour se préparer à une telle carrière sont le français, le journalisme et les cours d’informatique. Essaie de te familiariser avec les logiciels de Microsoft Office, notamment Word et PowerPoint.

    Bien que la rédaction technique ne soit pas un domaine réglementé, cela te servira pour ta formation postsecondaire. Plusieurs écoles offrent des certificats réalisables en un an et des diplômes réalisables en deux ans en rédaction technique. Selon l’école, tu pourrais avoir besoin d’un baccalauréat pour intégrer de tels programmes. Ils te prépareront à une carrière en rédaction technique grâce à un mélange de cours et de stages en milieu professionnel. Tu apprendras à mener des recherches, à faire des analyses de public cible, de la rédaction technique, de la révision, de la conception d’information, de l’indexation, de la gestion de projets de documentation et bien plus. En outre, tu découvriras les outils du métier, comme Visio (un programme pour réaliser des diagrammes), FrameMaker (un programme de mise en pages) et RoboHelp (un programme pour les contenus d’aide).

    Pour réussir en tant que rédacteur technique, il te faudra de bonnes compétences en recherche et en communication afin d’extraire des informations complexes de sources variées et de les traduire dans un langage accessible. Il faut également avoir de l’entregent, car tu travailleras non seulement avec d’autres rédacteurs et des réviseurs, mais également avec des experts comme des ingénieurs, des testeurs et des programmeurs informatiques. Il se peut que tu travailles également avec des personnes haut placées comme ton responsable, ton directeur et même ton PDG. Si tu es le seul rédacteur de l’entreprise, tu devras travailler de manière autonome afin de résoudre des problèmes de documentation, puisque tu ne disposeras pas de l’aide d’un collègue.

    La rédaction technique peut être très exigeante, mais la rémunération est à la hauteur. Les salaires annuels varient entre 37 000 et 82 000 dollars, et le taux horaire entre 16 et 51 dollars. Il est possible de gagner plus d’argent si tu as une formation technique en ingénierie, en informatique ou en sécurité des réseaux.

    Si tu es capable de saisir rapidement des concepts complexes et que tu as le sens de la formule, la rédaction technique est peut-être une carrière faite pour toi.

  • Profil de carrière : Conseiller en dépendance

    Les conseillers en dépendance sont des spécialistes formés pour conseiller et aider les gens avec des problèmes de dépendance, ce qui inclut notamment la dépendance aux drogues, à l’alcool et aux jeux de hasard. Chaque cas traité par le conseiller en dépendance sera différent. Leur travail est d’apporter du soutien à des gens qui ont des problèmes et d’essayer de les aider à comprendre leur dépendance et à la gérer. Il s’agit également de chercher la cause du comportement addictif tout en développant un programme pour aider le client à la surmonter.

    Les conseillers en dépendance travaillent dans différents environnements, mais leur rôle est toujours d’aider les gens à gérer leurs problèmes de dépendance. Ils sont généralement embauchés dans les hôpitaux (notamment dans les centres psychiatriques), les centres de désintoxication (dans le privé comme dans le public), les centres de réduction des risques ainsi que les foyers pour sans-abri, comme ceux tenus par l’Armée du Salut.

    Il n’est pas facile de devenir conseiller en dépendance, mais si c’est quelque chose qui te passionne, le travail en vaut vraiment la peine, car il s’agit d’un emploi valorisant. La plupart des postes de conseiller en dépendance nécessitent au moins un baccalauréat dans le domaine des ressources humaines, des sciences sociales ou de la psychologie. En plus, il te faudra probablement obtenir un certificat en psychothérapie. La plupart des collèges offrent de tels programmes, d’une durée d’un an.

    Le dévouement est peut-être la qualité la plus importante d’un conseiller en dépendance. Beaucoup de cas seront difficiles et les heures de travail sont souvent irrégulières et nombreuses, mais tu auras la satisfaction d’aider un autre être humain à gérer ses problèmes. Pour ce métier, il est nécessaire d’avoir une très bonne logique, de la patience, d’excellentes compétences communicationnelles et, surtout, une grande empathie.

    Durant tes études collégiales ou universitaires, mieux vaut suivre des cours qui t’aideront à devenir un conseiller en dépendance, à savoir : tout ce qui touche à la sociologie ou à la psychologie, au droit, à l’éducation, à l’administration, à l’anthropologie, à la philosophie et à l’éthique. Les qualités que recherchent les centres chez leurs conseillers en dépendance varient. Aussi, tu te rendras peut-être compte que tu préfères travailler dans un foyer ou un centre de désintoxication que dans l’environnement plus formel d’un hôpital.

    De la même manière, les salaires varient sensiblement d’un centre à l’autre, alors n’hésite pas à faire quelques recherches pour déterminer dans quel type de centre tu aimerais travailler, puis jette un œil aux centres qui existent autour de chez toi afin de te faire une idée du salaire que tu pourrais toucher. L’expérience est prise en compte dans le salaire : les conseillers les plus anciens seront donc mieux payés que ceux qui viennent d’être engagés.

    Il est difficile de devenir conseiller en dépendance et il ne s’agit pas d’un travail facile. Attends-toi à travailler beaucoup et à avoir des horaires irréguliers au début de ta carrière. Tu devrais être capable de parler avec des gens de tous horizons; il est donc primordial d’avoir de l’entregent. Il faut aussi savoir se blinder : à la manière des ambulanciers, les conseillers en dépendance font parfois face à des dilemmes moraux et entendent des histoires tragiques. Toutefois, si tu décides d’en faire ton métier, sache que c’est un des domaines en pleine croissance. Et tu en retireras un grand sentiment d’accomplissement.