Author: Julia Shaw

  • L’éco-nettoyage

    Que tu vives à la maison ou sur le campus, nettoyer fait inévitablement partie de ta routine quotidienne. As-tu déjà lu la liste d’ingrédients des produits de nettoyage achetés en magasin ? Non seulement ce qu’ils contiennent est difficile à prononcer, mais ils sont dangereux et toxiques. L’éco-nettoyage, c’est pas compliqué et ça te permettra de faire des économies. Ci-dessous se trouve une liste de trois ingrédients courants qui peuvent être utilisés pour nettoyer toute ta maison simplement et efficacement.

    Le vinaigre ou le bicarbonate de soude : En ajoutant de l’eau chaude dans du vinaigre ou du bicarbonate de soude, tu peux créer un nettoyant tout usage. Le vinaigre et le bicarbonate de soude peuvent également être mélangés ensemble avec de l’eau. Ne t’inquiète pas de l’odeur du vinaigre : c’est vrai qu’elle est forte au début, mais elle partira. Le mélange vinaigre/eau peut être utilisé pour nettoyer l’intérieur et l’extérieur de nombreuses machines et appareils comme une bouilloire, un fer à repasser, une cafetière et bien d’autres choses. Le vinaigre et le bicarbonate de soude peuvent être également utilisés pour déodoriser ta maison (en plaçant un container légèrement ouvert de bicarbonate de soude dans ton frigo, par exemple). Ces nettoyants écologiques et tout usage servent à nettoyer presque tout et n’importe quoi : les fenêtres, les vêtements, les meubles, le four à micro-ondes et même l’évier de la cuisine peuvent être nettoyés avec ces ingrédients.

    Le jus de citron : l’acide du jus de citron est un excellent détachant naturel. Toutefois, il faut faire vite quand on utilise du jus de citron comme détachant, car il a « un effet javellisant, surtout lorsqu’exposé au soleil ». La moitié d’un citron peut être utilisée pour récurer les surfaces en cuivre et en acier, mais attention au marbre. Un chiffon imbibé de jus de citron (en bouteille ou pressé) peut aussi être utilisé pour enlever les taches. On peut ajouter du sel ou du bicarbonate de soude au citron pour former une pâte et ainsi faciliter le nettoyage, puisque le jus de citron en tant que tel est très liquide. Les vêtements, ainsi que d’autres articles en tissu, peuvent aussi être détachés grâce à cette pâte de jus de citron. Après avoir appliqué délicatement le mélange sur la tache, assure-toi de bien laver l’article.

    Maintenant que tu sais ce qu’est l’éco-nettoyage, tes produits d’entretien industriels peuvent être remplacés. Toutefois, puisqu’ils sont toxiques, tu dois t’assurer de t’en débarrasser correctement. Des programmes de recyclage des matières toxiques existent dans la plupart des communautés afin de disposer des ces produits chimiques de la bonne manière. Alors, même si le nettoyage est peut-être encore une tâche ménagère, on peut au moins se conforter en se disant qu’on n’est pas en train de nuire à la planète.

    Pour plus d’informations sur l’éco-nettoyage et sur d’autres manières d’être écologique, jette un œil à ces sites internet :

    http://planetgreen.discovery.com/

    http://www.treehugger.com/

    http://odyb.net/food-cooking/62-little-known-uses-of-vinegar/

  • Je veux être un robot !

    La classe de maternelle de Madame Inglis à l’école primaire de Parliament Oak a dû répondre à une question bien particulière cette semaine. Voici la question : que voulez-vous faire quand vous serez grands ?

    On étudie les aspirations professionnelles des enfants depuis des décennies et la question a été abordée sous bien des angles, de la transition psychologique entre le fantasme et la réalité à l’influence du genre sexuel sur les rôles traditionnels que les enfants choisissent d’endosser.

    Dans une étude de Ginzberg datant de 1952, l’auteur remarque que les enfants passent à travers trois stades lorsqu’il s’agit de choisir une profession : « les choix fantasques (avant l’âge de 11 ans), les choix provisoires (entre 11 ans et 17 ans) et les choix réalistes (de 17 ans à l’âge adulte) ».
    Jack, un élève de maternelle à Parliament Oak, veut être un robot. Madda, elle, veut être une star du rock et James veut être espion.

    Les choix de ces enfants sont fantaisistes. Mais, tandis que les travailleurs au Canada se tournent de plus en plus vers l’industrie du service et les technologies, même être facteur sera peut-être bientôt considéré comme un choix de carrière fantasque.

    Toutefois, certains choix de carrière passeront l’épreuve du temps. Par exemple, Ciaran, un autre élève de maternelle, veut être zoologue et Alexandre docteur. Les carrières dans les sciences vont certainement continuer à être très recherchées, malgré la rapide évolution technologique.

    Sous l’influence du genre, comme l’ont noté les scientifiques Levy, Sadovsky, Troseth et Stroeher, les jeunes garçons et les jeunes filles, surtout entre quatre et sept ans, ont plus de chance de choisir une profession qui est traditionnellement masculine ou traditionnellement féminine.

    Cette tendance est apparue fréquemment dans la classe de Mme Inglis : Oskar voulait être un joueur de soccer, Brian un policier, Sophie une coiffeuse et Katherine une mariée. Toutefois, les psychologues Garrett et Tremaine soutiennent que « lorsque les enfants vieillissent, ils ont tendance à choisir plus aisément des carrières non stéréotypées ».

    L’un des aspects intéressants de cette étude accomplie dans les années 1970 tient au fait que, par rapport à leur future carrière, les garçons feraient deux fois plus de choix fantasques que les filles. Garrett et Tremaine notent que « les filles comprennent rapidement que peu de professions adultes leur seront ouvertes ».

    Aujourd’hui, nous sommes témoins des conséquences du renversement des taux d’inscription à l’université entre les hommes et les femmes. Selon l’organisation Population Reference Bureau, ce renversement a officiellement eu lieu en 1993 et, aujourd’hui, les hommes ne représentent que 43% des effectifs universitaires, contre 57% pour les femmes. Ce changement a amélioré la probabilité de voir des femmes réussir dans le monde du travail et a également amélioré leurs perspectives d’emploi.

    La classe de Madame Inglis ne reflète pas ce changement, puisque les garçons et les filles ont effectué, en moyenne, un nombre de choix très similaire. Ces étudiants sont sur le point de graduer cette semaine et ce sera passionnant de voir ce qu’ils vont devenir et qui parmi eux réussira, demain, dans le monde du travail. Moi, je parie sur le futur robot, mais ça, seul le temps nous le dira.

  • Profile de carrière : Charpentier

    La plupart des gens aiment construire des choses à un moment ou à un autre de leur vie. Est-ce que tu te rappelles les fois où tu empilais des blocs quand tu étais plus petit ? Aimerais-tu passer ta vie professionnelle à construire toute sorte de choses, d’un gratte-ciel à une armoire de toilette ? Si cette idée te plaît, peut-être devrais-tu envisager une carrière de charpentier.

    Les charpentiers effectuent toute une variété de tâches sur n’importe quel projet de construction. Ils aident à estimer les coûts, à lire les plans qui permettent aux ouvriers de savoir ce qu’ils doivent faire et à mesurer et couper les matériaux nécessaires à la construction. Il se peut qu’ils supervisent d’autres employés et qu’ils contribuent à vérifier si ces derniers suivent bien toutes les règles de sécurité. Être capable de suivre des instructions détaillées est important dans le travail d’un charpentier.

    Les charpentiers utilisent de nombreux outils afin de donner au bois ou à tout autre matériau la forme requise. De nombreux bâtiments célèbres, comme la Tour CN à Toronto, sont le fruit du travail, entre autres, de charpentiers. La plupart des charpentiers au Canada travaillent dans l’industrie de la construction, bien que certains d’entre eux travaillent encore à une plus petite échelle pour des particuliers. Certains charpentiers ont leur propre affaire, tandis que d’autres travaillent pour des entreprises reconnues.

    Quelles sont les qualités que les charpentiers doivent posséder ? En plus d’aimer construire des choses, ils ont besoin d’avoir certaines compétences physiques. Ils doivent être assez forts et en assez bonne santé, tout en étant capables de travailler debout, accroupis ou agenouillés. Ils doivent être doués de leurs mains et avoir un bon équilibre. Il est fréquent que les charpentiers souffrent de petites blessures, notamment lorsqu’ils utilisent des produits chimiques dangereux ou travaillent avec des matériaux qui peuvent voltiger et les atteindre. À cause de ces risques, il est important que les charpentiers aient conscience des mesures de sécurité.

    En plus de toutes ces compétences, les charpentiers ont besoin de posséder certaines qualités mentales. Parfois, le travail d’un charpentier nécessite de calculer rapidement des mesures et ils doivent être bons en mathématiques. Un bon entregent est également important, tout comme la capacité d’endurer de longues journées de travail. Avoir des aptitudes tant techniques que personnelles est donc important pour un charpentier.

    Disposes-tu des qualités dont a besoin un charpentier pour réussir ? Si oui, tu peux commencer à planifier les prochaines étapes de ta carrière. La première d’entre elles est de trouver une entreprise, ou un charpentier à son compte, qui soit prête à te prendre en tant qu’apprenti. Après avoir acquis de l’expérience sur le terrain et avoir reçu une formation technique à l’école pendant environ quatre ans, tu peux passer un examen. Si tu le réussis, tu deviendras un charpentier licencié capable de travailler n’importe où au Canada. Les salaires de charpentier varient entre 45 000$ environ par année et 60 000$, parfois même plus.

    La charpenterie est un excellent choix pour quiconque aime construire des choses. Si tu corresponds à cette description, il se peut qu’une carrière de charpentier soit faite pour toi.

  • Quelle est la valeur de quelque chose dont nous ne pouvons nous passer?

    Plus de 13% du Produit intérieur brut (PIB) du Canada dépend directement des écosystèmes en santé, selon une note de réunion interne d’Environnement Canada obtenue par Postmedia News. Par contraste, le projet économique de prédilection du gouvernement Harper, les sables bitumineux de l’Alberta, représente un simple 2%. Mais est-ce que 13% est une estimation raisonnable de la « valeur » de la nature? Considérant la perspective actuelle qui place l’économie au-dessus de tout, il est important de trouver des façons d’inclure la valeur de la nature dans nos calculs afin qu’elle ne soit pas mise de côté lors de décisions importantes. D’un autre côté, il semble absurde d’essayer d’attribuer une valeur à une chose tellement vitale que nous ne pourrions vivre sans elle.

    La plupart des habitants sur cette planète sont désormais des citadins et passent de moins en moins de temps dehors. En tant que tel, nous assumons que nous pouvons nous créer un habitat. Du moment que nous avons accès à des parcs dans lesquels jouer, nous ne pensons pas beaucoup à la nature. Faisons donc un petit exercice de pensée.

    Imaginons que des scientifiques inventent une machine à voyager dans le temps qui nous permet de remonter 4 milliards d’années dans le passé, avant que la vie n’apparaisse. Nous nous sanglons, appuyons sur le bouton et nous sommes transportés à une époque durant laquelle la planète était stérile, dépourvue de vie. Nous ouvrons l’écoutille et nous nous aventurons à l’extérieur. Et, nous mourrons pratiquement sur le champ! Ceci est dû au fait que avant que la vie n’apparaisse, l’atmosphère de la Terre était toxique pour des animaux comme nous — riche en CO2, ammoniaque, souffre et vapeur d’eau, mais dépourvue d’oxygène.

    L’oxygène est un élément hautement réactif qui est rapidement consommé quand des éléments comme le souffre ou le fer s’oxydent. Ce n’est qu’après que la vie ait évolué afin d’exploiter la lumière du soleil par le processus de la photosynthèse que le dioxyde de carbone fut absorbé et que l’oxygène fut libéré comme sous-produit. Pendant des millions d’années, la photosynthèse a libéré de l’oxygène, ce dernier s’accumulant dans l’atmosphère pour en représenter 20%. À ce jour, tout ce qui est vert sur la terre ferme et dans les océans permet de maintenir l’équilibre entre l’oxygène et le dioxyde de carbone.
    Cependant, depuis la révolution industrielle, nous brûlons des énergies fossiles, libérant plus de dioxyde de carbone que la vie ne peut en absorber. Il s’accumule dans l’atmosphère et dans les océans, et c’est ce qui cause le réchauffement climatique.

    Revenons à notre expérience. Nous savions que l’atmosphère était toxique avant de partir et nous avons donc emporté avec nous des casques et des réservoirs d’air comprimé, que nous avons enfilés avant de sortir. Nous sortons et errons, observant l’étrangeté des paysages arides pendant une heure ou deux avant de commencer à avoir soif. Il y a de l’eau, mais à quoi pouvons-nous nous fier pour boire? La vie fait partie du cycle hydrologique qui fait circuler l’eau autour de la Terre à travers les rivières, les lacs, les océans et l’atmosphère. Les organismes du sol tels que les champignons et les bactéries, ou encore les plantes racinaires, filtrent les molécules présentes dans l’eau et la rendent potable.

    Nous avions également prévu l’éventualité de manquer d’eau alors nous avons attaché des bouteilles d’eau à nos casques et nous les avons équipés de pailles pour boire. Après plusieurs heures, nous commençons à avoir faim. Cependant, avant que la vie n’apparaisse sur la Terre, il n’y avait pas de nourriture pour des animaux comme nous parce que tout ce que nous mangeons fut un jour vivant! Nous consommons des carcasses d’animaux et des plantes et nous absorbons leurs molécules afin de contribuer au maintien de chaque partie de notre corps.

    Nous avions également anticipé ce fait et nous avons prévu de la nourriture. En fait, j’avais prévu de rester un peu et d’amener des graines afin de les faire pousser mais comment aurais-je pu le faire? Bien qu’il y ait de la poussière, du sable, des pierres et de l’argile, il n’y a pas de sols parce que ceux-ci se forment par l’accumulation des molécules issues des restes des plantes et des animaux.

    Finalement, le soleil se couche et bien qu’il fasse chaud à cause de l’effet de serre, nous décidons de démarrer un feu afin de nous asseoir autour et d’échanger des histoires. Où pourrions-nous trouver des choses à brûler? Le bois, la tourbe, le fumier, le charbon, le pétrole et le gaz ont tous emmagasiné l’énergie du soleil comme produits de la photosynthèse que nous brûlons par la suite afin de générer du feu. Avant la vie, il n’y avait pas de carburant. Encore une fois, par anticipation, nous avons pensé à amener des bûches, du bois d’allumage et du papier et nous les préparons pour allumer le feu. Malheureusement, un feu requiert de l’oxygène, ce qui fait que rien ne se passe quand nous craquons l’allumette.

    Le but de cet exercice est d’illustrer le fait que les fondements de nos vies — l’air, l’eau, la photosynthèse, le sol et la nourriture — sont rendus possibles par la chaîne de la vie qui a évolué sur une planète autrefois stérile. Les organismes vivants sur la terre et dans les océans — incluant nous — créent, purifient et régénèrent ces éléments vitaux. Qui a besoin de la nature? Nous. Sans la nature, nous n’existerions pas. Comment pouvons-nous donner une valeur économique à cela?

  • S’impliquer au sein des clubs de ton

    Au cours de la première année de tes études postsecondaires, tu vas vouloir découvrir plein de nouvelles expériences, te faire de nouveaux amis, mettre à profit ton intelligence et ta sociabilité et peut-être te vider la tête et oublier un peu tous les devoirs que tu as à faire.

    Une des meilleures façons de faire ça, en dehors des cours, est de joindre l’un des nombreux clubs sur le campus. Il y a à coup sûr un club qui convient à tes besoins et tes intérêts et il se peut que, pour le trouver, il suffise d’aller jeter un œil en ligne et voir les différentes options qui s’offrent à toi.

    Un club est une excellente manière de s’amuser tout en acquérant de nouvelles compétences qui te seront utiles dans ta carrière et en partageant ta passion avec des personnes qui te ressemblent.

    Pendant mes études à l’université Brock, j’ai rejoint trois clubs. L’un d’eux était le club d’écriture, où les étudiants se retrouvaient après les cours pour partager leurs poèmes et leurs écrits en prose. Dans une petite salle de séminaire, avec généralement moins de 20 étudiants, nous discutions ensemble de nos travaux chacun à notre tour et en soulignions les forces et les faiblesses.

    Partager mon travail avec d’autres et recevoir leurs avis m’a aidé à mûrir en tant qu’écrivain. Mais les clubs ne se limitent pas à des discussions en petits groupes.

    Un autre club à Brock, qui s’appelle Guinness Brock, a pour objectif d’essayer de battre des records du monde. Si tu as besoin de faire des heures de bénévolat pour ton CV ou pour une candidature, il se peut qu’un tel club soit bénéfique pour toi. Être membre d’un club est un plus pour tes bourses, puisque les gens recherchent un candidat avec de nombreux accomplissements extrascolaires. L’année dernière, Guinness Brock a battu le record du monde du plus grand nombre de gens faisant du air guitar pendant la semaine de rentrée des nouveaux étudiants. Ils ont également essayé de battre le record du monde du plus grand match de ballon-chasseur.

    En plus d’être d’enrichissant, rejoindre un club peut déboucher sur d’autres perspectives. Par exemple, le Guinness Brock a aidé Sohail Ahmed, un étudiant, à atteindre le sommet du conseil étudiant de l’université Brock et à en devenir le président par intérim pour le semestre suivant. Sohail a fondé Guinness Brock parce qu’il voulait créer un club où il pouvait s’amuser, mais aussi parce qu’il voulait avoir la possibilité de gagner de l’expérience en gestion afin d’avoir de plus nombreux débouchés sur le campus. Au final, Sohail a eu une influence durable sur la société des clubs de Brock, mais il a également créé quelque chose dont il a directement bénéficié.

    Si amusants soient-ils, essaye de faire des choix judicieux quand tu sélectionnes tes clubs et assure-toi qu’ils soient compatibles avec ton emploi du temps à l’école. Passe du bon temps dans les clubs – et, oui, il y a probablement des clubs de danse également !

  • Où en es-tu ? Découvre qui tu

    Imagine que ta vie est une frise chronologique qui s’étire de ta naissance à aujourd’hui et prend même en compte ton avenir.

    Note tous les objectifs principaux que tu penses vouloir accomplir dans ta vie. Puis note les événements de ta vie qui ont déjà eu lieu et qui ont, selon toi, eu une influence sur qui tu es aujourd’hui. Le but de cet exercice n’a rien de narcissique, il s’agit de clarifier et d’identifier les problèmes qui freinent peut-être ton potentiel actuel et t’empêchent de prendre réellement conscience de qui tu es.

    Passe un peu de temps à compléter, avec clarté, ton passé sur ta frise. Être en paix avec son passé est tout aussi important que de savoir quelle direction ton futur va prendre. Faire une frise est une méthode incroyablement objective pour noter les événements passés que tu considères être essentiels pour toi. Tu peux les voir comme des blocs d’apprentissage et comme des expériences qui évoluent au fil de ta frise sans les surcharger d’émotions (comme ça peut être le cas dans un journal intime). Reste simple et honnête et limite ta frise à l’effet principal ou à la leçon centrale qui a découlé de chaque événement passé.

    Lorsque tu analyses des expériences négatives de ton passé, pense à la leçon positive que tu en as tirée et ne te focalise pas sur tes erreurs et tes petits échecs. Nous avons tous des points noirs qui figurent sur nos frises personnelles, mais cela ne te rendra pas service de faire semblant que ces points noirs sont plus graves qu’ils ne l’étaient vraiment ou qu’ils n’ont pas eu lieu. Il vaut mieux admettre que sans ces expériences passées tu ne serais pas là où tu es ou la personne que tu es aujourd’hui. Si tu as été maltraité à un moment donné, n’oublie pas que la maltraitance prospère quand on en fait un secret ; le dire à quelqu’un est le seul remède à ton mal.

    Découvrir qui tu es est une expérience instructive qui te permet de devenir autonome. C’est un moment d’harmonie, car tu développes une philosophe ou un système de croyances qui t’aidera pour le reste de ta vie. Une fois que tu aimes qui tu es, tu apprécies et savoures à la fois les plaisirs et de la vie et ses souffrances.

  • Profil de carrière : Découpeur, découpeuse de viande/Boucher, bouchère

    Si tu aides ta famille à préparer le souper, tu sais que faire à manger est un travail collectif. Ta mère ou ton père fait peut-être le gros de la cuisine, mais il se peut que tu mettes la table ou que tu coupes les légumes. Même avant que la nourriture passe le pas de ta porte, plusieurs personnes ont probablement participé à sa préparation. Les agriculteurs ont fait poussé les céréales pour faire de la farine. Puis, les boulangers ont utilisé cette farine pour faire le pain que tes parents ont acheté. Si tu manges de la viande, encore plus de personnes ont été mis à contribution, comme les agriculteurs qui ont élevé les animaux et les découpeurs de viande qui ont préparé la nourriture pour la vente. Les découpeurs de viande ont un rôle important à jouer, puisqu’ils s’assurent que la viande que les gens mangent est belle et savoureuse, mais aussi qu’elle est saine pour les consommateurs.

    Les découpeurs de viande, que l’on appelle parfois bouchers, sont souvent les dernières personnes à être en contact avec la viande avant qu’elle ne se retrouve dans la maison des consommateurs et sur leurs tables. Les découpeurs de viande au détail travaillent dans les supermarchés et dans d’autres commerces où les gens vont pour acheter leur viande. Ils nettoient, coupent et pèsent la viande avant de l’empaqueter pour la vente. Ils s’assurent que le magasin est propre et que la viande est conservée à la bonne température et dans de bonnes conditions pour qu’elle reste fraiche. Ils conseillent les gens quant au meilleur type de viande à utiliser pour leurs repas familiaux ou pour les restaurants ou les banquets. Ils signalent à leur responsable les problèmes qu’ils rencontrent, comme de la viande gâtée ou qui n’est pas à la hauteur des normes du magasin.

    Dans les restaurants, les découpeurs de viande préparent la viande selon ce que veulent les clients. Ils doivent apprendre à réaliser certaines coupes de viande et à la désosser si nécessaire. Ils doivent aussi s’occuper des poissons et des autres articles sur le menu du restaurant. Certains découpeurs de viande travaillent dans des usines de transformation où ils préparent la viande qui sera envoyée aux commerces et aux restaurants. En plus de couper la viande vendue aux clients, il se peut également qu’ils hachent la viande et en fassent des saucisses et qu’ils désossent le jambon et d’autres types de viande.

    Découpeur de viande est un bon emploi, mais qui n’est pas sans défis. Un diplôme du secondaire est souvent requis. Certains découpeurs de viande apprennent leur métier en classe, d’autres sur le terrain. Les compétences les plus importantes sont de pouvoir être assez endurant pour rester debout pendant de longues heures et de savoir utiliser des couteaux et des trancheuses aiguisés. Souvent, les découpeurs de viande doivent travailler dans un environnement froid et être capables de travailler en équipe. Les salaires varient beaucoup d’une région à l’autre, mais les découpeurs de viande gagnent généralement entre 25 000$ et 48 000$ par année. En gagnant en expérience ou en apprenant une compétence particulière, il est plus facile d’atteindre le plus haut niveau salarial.

    Est-ce que tu aimes la nourriture ? Est-ce que tu aimes t’occuper de la viande ? Es-tu capable d’aider des clients et de rester debout pendant longtemps ? Si oui, alors il se peut que tu sois fait pour être découpeur de viande.

  • Pourquoi suis-je obligé d’étudier les sciences sociales ?

    Pourquoi est-ce que les voitures au Canada roulent à droite, alors qu’elles roulent à gauche en Angleterre ? Pourquoi est-ce que le Canada a un premier ministre, tandis que les Etats-Unis ont un président ? Pourquoi est-ce qu’une crème glacée achetée dans un commerce de mon quartier coûte plus chère que la même crème glacée achetée dans un autre commerce ? Vous apprendrez la réponse à toutes ces questions en étudiant les sciences sociales.

    Les sciences sociales sont composées de nombreuses disciplines comme l’histoire, la politique, la géographie et l’économie. Même si ces cours sont enseignés à l’école secondaire et à l’université, les étudiants apprennent la base des sciences sociales à l’école primaire.

    Une « société » est une communauté d’individus qui vivent dans la même zone géographique et partagent les mêmes mœurs et les mêmes lois. Parce qu’une société est composée de familles, les étudiants en sciences sociales apprennent d’abord comment une famille fonctionne au sein d’une communauté.

    Les familles sont comme des sociétés à petite échelle, car elles sont composées de gens qui vivent au même endroit et partagent des traditions et des règles similaires. Les membres d’une famille apprennent à travailler ensemble, en équipe. En partageant et en s’occupant l’un de l’autre, les membres d’une famille peuvent plus facilement accomplir leurs objectifs. De la même manière, les membres d’une société doivent apprendre à coopérer et à se comprendre l’un l’autre afin que les objectifs de la société dans laquelle ils vivent puissent être atteints. Dans une société aussi diverse que le Canada, il est important d’apprendre à connaître les gens qui vivent au sein de ta communauté afin d’apprendre à t’entendre avec eux. Les étudiants en sciences sociales apprennent ainsi à apprécier à sa juste valeur la diversité de leurs communautés et des autres communautés partout dans le monde.

    En apprenant à collaborer avec les autres, ils apprennent également à s’impliquer dans leurs communautés. Ils découvrent les différents moyens dont disposent les responsables des communautés pour prendre des décisions ainsi que ce qu’ils peuvent faire pour avoir une influence sur ces décisions. Par exemple, en sciences sociales, les étudiants apprennent pourquoi il est important de voter. Ils apprennent comment les gouvernements fonctionnent et ce que font les politiques. Ils apprennent également comment prendre des décisions qui contribueront à changer la société selon ce qu’ils considèrent être le mieux pour elle.

    Les disciplines enseignées au sein des sciences sociales montrent comment les humains peuvent accomplir davantage lorsqu’ils travaillent ensemble. Les étudiants qui bénéficient de cet apprentissage découvrent en fait comment faire du monde un meilleur endroit.
    À cet égard, les sciences sociales sont peut-être le domaine le plus important qui soit !

  • Ne sois pas CETTE fille

    «Tes cheveux sont tellement laids!»

    «As-tu pris du poids?»

    As-tu déjà entendu ces choses-là, ou des choses pire que celles-là, proférées dans les couloirs? Étais-tu l’une de celles qui a dit quelques unes de ces terribles choses? Un article récent du «New Zeland Herald» affirme que 85% des adolescentes ont déjà été victimes, d’une façon ou d’une autre, d’intimidation. Le plus choquant, quand il s’agit de filles, est que cette intimidation vient souvent directement de la part de leurs amies.

    Si tu es victime de harcèlement de la part d’une de tes amies, tu commences peut-être par te blâmer toi-même, te causant ainsi un doute et de la confusion qui ne sont pas vraiment nécessaires. Rachel Simmon, l’auteure de «Odd Girl Out», a constaté qu’ «un des principaux symptômes de la perte de confiance en soi, chez une fille, est le sentiment d’être folle en étant incapable d’avoir confiance en sa propre interprétation des actions des autres ou des évènements qui arrivent.» Si tu ne comprends pas pourquoi ta BFF se retourne contre toi, c’est sans doute son problème – pas le tien.

    Si tu es de l’autre côté de l’équation et fais toi-même de l’intimidation, s’il-te-plaît, pense bien à tes actions. Être celui qui agresse ou intimide est une fausse position de pouvoir. Les filles peuvent former des cliques et avoir leur propre façon de s’habiller, parler ou partager un secret. Leora Tanenbaum indique simplement, dans son livre «Catfight», «que ce qu’il y a d’ironique para rapport au fait d’être inclus est que cela implique nécessairement une exclusion.» Les gens qui intimident ont besoin de se demander pourquoi ils cherchent à exclure les autres. Rien ne garantit le fait que tu restes dans la clique exclusive pour toujours, tu pourrais tout aussi bien finir par devenir le paria.

    Certaines personnes ont tendance à croire que l’intimidation implique nécessairement de la violence, mais ce n’est pas toujours le cas. Faire en sorte qu’un groupe d’amis ostracise, dise des choses douloureuses ou répande des rumeurs au sujet de quelqu’un sont toutes des formes d’intimidation.

    La meilleure chose que les victimes d’intimidation pourraient faire est aussi celle qu’ils auraient davantage tendance à éviter: en parler à leurs parents. Si tu as trop peur de le faire, tu devrais au moins en parler à un adulte en qui tu as confiance. Parfois, quand il est question d’intimidation, la situation est au-delà de ton contrôle. Il est important de laisser quelqu’un qui soit en position d’autorité savoir ce qui se passe. L’école secondaire devrait être un endroit qui te donne cinq ans de bons souvenirs, et non quelque chose que tu crains.

  • Trop cool pour l’école?

    Il est important de se remémorer de tels messages quand la pression de l’école secondaire atteint son comble. Vais-je me faire des amis? Vais-je bien m’intégrer? Mes professeurs seront-ils trop sévères? Cela prend quelques années et plusieurs leçons de vie pour vraiment comprendre l’insignifiance de ces questions. L’école secondaire n’est pas un concours de popularité ni un soap opera, c’est une institution d’apprentissage qui t’aidera à devenir la personne que tu espères être un jour. C’est un tremplin sur le chemin de la vie dont tu pourras un jour être fier.

    Statistiques Canada rapporte que 191 000 jeunes âgés de 20 à 24 ans n’ont pas obtenu leur diplôme d’études secondaires et n’ont pas fréquenté l’école en 2009-2010. Il s’agit d’une baisse significative par rapport au 340 000 de 1990-1991, mais c’est encore une source de préoccupation. Trop d’élèves du secondaire ne prennent pas leur éducation au sérieux et sont en train de mettre leur avenir en péril.

    Cela peut sembler cool de travailler dans un fast food ou un magasin de vêtements huppé pour l’instant, pendant que tu vis encore chez tes parents ou guardiens et que ton revenu ne sert qu’à couvrir tes partys ou certaines dépenses matérielles. Mais éventuellement, ce toit ne se tiendra plus sur ta tête. Soudain, ces 32 heures par semaine et cet emploi au salaire minimum ne te sembleront plus si glamour que ça. Tu devras faire face à la réalité des factures, des chèques de loyer et tu verras ton compte bancaire diminuer de mois en mois. C’est alors que cela va te frapper – «J’aurais dû en prendre un peu plus sur moi et rester à l’école».

    Il faut beaucoup de travail et de motivation pour réussir dans ce monde. Un boulot tranquille et bien rémunéré ne te sera pas offert sur un plateau d’argent (à moins que tu ne fasses partie de ces rares chanceux, mais avouons-le… si c’était le cas, tu n’aurais pas besoin de nous) et chaque dollar qui tombera dans ton compte de banque aura été gagné avec fierté.

    Que tu sois victime d’intimidation de la part de tes pairs, accablé ou simplement paresseux, un diplôme d’études secondaires est un accomplissement qui est reconnu partout au monde, et rien ne devrait t’empêcher de l’atteindre. Garde tes yeux sur le prix et avant même que tu ne t’en rendes compte, tu seras en train de lancer ton chapeau dans les airs, en attendant ce qui va suivre avec impatience.